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ArtaBrava

Je déteste les agences. Alors j’en ai monté une.

Pendant des années, j’ai déconseillé les agences à tout le monde. En 2026, j’en lance une. Dix ans de media buying en interne, cinq agences et cinq prix pour la même cliente : voilà comment j’en suis arrivée là.

  • Par Fiona
  • 4 min de lecture

Pendant des années, quand un interlocuteur me disait qu’il allait prendre une agence pour gérer ses pubs, je lui répondais toujours la même chose : « Pire erreur. Fuis. Les agences, c’est le pire. »

Et donc, en 2026, je lance ArtaBrava. Qui est, techniquement… une agence.

Oui, je sais…

Quand les agences m’impressionnaient

J’ai commencé ma carrière en 2014 (oh wow). J’étais toute jeune dans le métier, et je bossais avec les grosses agences, Publicis, Havas. À l’époque, leurs media buyers, je les voyais comme des techniciens incroyables. Ils maîtrisaient des trucs que je ne comprenais pas encore, et franchement, j’étais impressionnée. Nos calls hebdo étaient toujours une source de stress pour moi : « Est-ce que je vais être au niveau ? »

De l’autre côté de la table

Et puis la vie et mon chemin ont fait que je suis passée de l’autre côté. Pendant 10 ans, j’ai géré des campagnes moi-même, j’ai monté des équipes de media buying en interne, jusqu’à 25 personnes, et j’ai travaillé avec toutes les grosses plateformes publicitaires. J’ai essuyé la fraude, les black box, PMax, iOS 14 et toutes les joyeusetés que notre métier peut amener.

Un phénomène est apparu assez rapidement… j’ai arrêté de croire ce qu’on me recommandait. Les classiques :

  • « Il faut augmenter le CPI. »
  • « Il faut augmenter le budget. »
  • « C’est la learning phase. »

Ils ne voient pas toute la data

Pas parce que les gens en face étaient mauvais. Parce qu’ils ne voyaient pas ce que je voyais. Ils n’avaient pas toute la data. Ils ne voyaient ni le produit, ni les utilisateurs, ni ce qui se passait après le clic. Forcément, leur point de vue partait dans une autre direction que ma mission dans l’entreprise.

Ils n’ont pas les mêmes objectifs

Et puis, soyons honnêtes, on n’avait pas le même objectif. Moi, on me demandait de scaler le CA, de ramener plus d’utilisateurs et de garder une marge au-dessus de la breakeven window. Eux gagnaient plus quand je dépensais plus. La plateforme, parce que mon budget, c’est son chiffre d’affaires.

Le piège du pourcentage

Et l’agence, c’est encore pire, parce qu’elle prenait 10 % de ce que je dépensais. Donc son seul intérêt, c’est de faire monter le budget.

Du coup, les recommandations allaient toujours dans le même sens : plus de budget, plus de temps, et des tests qui, comme par hasard, coûtaient toujours un peu plus. Au bout d’un moment, on n’écoute plus.

Une pause, et des fondatrices sans budget

En 2023, j’ai fait une pause. J’ai lancé ma marque de bijoux, que j’ai construite toute seule, de A à Z. Et en parallèle, j’ai commencé à faire du conseil, pour des grosses boîtes comme pour des startups.

C’est là que j’ai rencontré plein de fondatrices géniales, à la tête de petites boîtes. Il y en a une qui a créé une appli pour que les familles sachent quoi faire le week-end. Une autre qui fait du cachemire, beau et sexy. Elles démarraient toutes, elles n’avaient pas beaucoup de budget, et les agences leur demandaient un budget pub minimum de 10 000 ou 20 000 euros pour s’occuper d’elles. Pour, en gros, passer du temps avec elles.

Alors je leur ai proposé autre chose. Pour pas grand-chose, je leur apprenais à faire leur media buying elles-mêmes, pour qu’elles puissent se débrouiller seules.

Cinq agences, cinq prix

Et j’en ai entendu, des histoires d’horreur. Une de mes clientes avait rencontré cinq agences. Elle a reçu cinq propositions de prix différentes : 10 % du budget, puis 20 %, puis un forfait fixe. Avec un budget aussi petit, personne ne savait comment se payer sur elle. Et bien sûr, les cinq lui ont fait cinq recommandations complètement différentes. Comment on choisit, quand on débute ?

J’ai essayé d’aider ces femmes autant que je pouvais, avec tout le stress qui vient avec le fait de lancer sa boîte.

Ce qu’une agence media buying devrait être

Et ça m’a fait réfléchir. Le media buying, ce n’est pas si compliqué. Ça s’apprend, si on a le temps. Sauf que quand on est entrepreneur, on a mille choses à faire, et du temps, justement, on n’en a pas.

Il devrait exister un endroit où on n’est pas juste une vache à lait.

Et je me suis dit qu’avec tout ce que j’avais vu, des deux côtés de la table, je pouvais vraiment apporter quelque chose de différent.

Pas une agence de plus. Plutôt ce qu’une agence devrait être : un service de media buying externalisé, qui travaille pour vos objectifs, pas pour votre budget.

Et ça peut prendre plusieurs formes selon où vous en êtes : faire le media buying pour vous, vous aider à trouver et intégrer le bon freelance, ou piloter votre budget avec vous.

Je suis convaincue qu’on peut apporter de la valeur sans prendre les gens pour des vaches à lait. Et j’ai envie de continuer à aider le plus possible une nouvelle génération d’entrepreneurs à faire avancer leurs projets.

C’est comme ça qu’ArtaBrava est née.

Écrit par

Fiona

Fondatrice d’ArtaBrava, directrice marketing à temps partagé

Dix ans de marketing de performance pour des jeux mobiles, des applis par abonnement, une plateforme de streaming et sa propre maison de joaillerie, Lauredi. Elle dit ce qu’elle couperait, et construit les outils pour qu’on n’ait plus besoin d’elle.